Article de Sud-Ouest du 26 novembre 2016 par Edith Anselme

109 lycéennes d’Aizpurdi ont reçu leur Europass, mercredi.

Pour toute une génération d’étudiants, le film « L’Auberge espagnole » a suscité des envies d’ailleurs. Dans son rôle, l’acteur Romain Duris y découvrait les joies des programmes Erasmus dans la belle ville de Barcelone.

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                Les élèves d’Aizpurdi ont attrapé le virus de la mobilité

L’Europe sous son meilleur côté, cela a longtemps été réservé aux jeunes lancés dans des études supérieures. Ce temps est révolu. Jeunes actifs, apprentis et même lycéens peuvent désormais prétendre au grand départ. Les élèves du lycée Aizpurdi, qui ont attrapé le virus de la mobilité, en sont la preuve vivante. 106 jeunes filles de la section européenne de l’établissement hendayais ont ainsi choisi de s’épanouir et d’élargir leur domaine de prédilection lors d’un séjour à l’étranger. Mercredi, ces élèves de terminale bac pro esthétique section espagnol ont reçu des mains de Jean-Luc Prigent, directeur de cabinet de l’agence Erasmus +, leur carte Europass mobilité.

Un super CV européen

Il s’agit d’un portfolio qui rassemble (sous format papier et en ligne sur Internet) les documents décrivant l’ensemble des aptitudes et des compétences acquises lors d’un stage, d’études ou d’une expérience professionnelle réalisés dans un pays européen. Une sorte de super CV continental pouvant être utilisé lors de recherches d’emploi en France et dans toute l’Europe. Il représente notamment une belle valeur ajoutée lors d’un entretien de recrutement. « Je ne pensais pas pouvoir passer le pas d’une expérience à l’étranger, explique l’une des lycéennes. Mais j’ai pris confiance en moi et je suis devenue plus autonome. » Aujourd’hui, elle songe à abandonner sa formation initiale pour poursuivre des études de droit. Voyager, aller voir ailleurs, effectuer des stages de formation grâce à Erasmus a ouvert à ces élèves des horizons qu’elles ne soupçonnaient pas. Après ce premier séjour à l’étranger, elles ont déjà envie de repartir et surtout de poursuivre leurs études. Pour Jean-Luc Prigent, ces séjours forgent des valeurs européennes : « On voit le monde autrement ».

Même s’il est facilité par les divers programmes à disposition, « cet engagement témoigne d’une certaine ouverture d’esprit et du refus du repli sur soi chez les élèves qui se sont engagées dans cette démarche », souligne Émilie Dutoya, conseillère régionale et membre du conseil d’administration du lycée.

Un avis partagé par le proviseur Bernard Cabos-Duhamel qui reconnaît que son établissement se situant au cœur du transfrontalier, sur un axe européen important : « L’international est à nos portes. C’est un plus pour les études. Pour nous Saint-Sébastien n’est pas à l’étranger, s’y rendre est habituel. »

Cette envie de voir et travailler ailleurs constitue aussi une récompense pour les professeurs qui s’investissent dans la démarche et consacrent de longues heures de travail à l’organisation de ces séjours. Les prochains départs sont convoités et plusieurs rêvent des Canaries.